Le depart

Et leurs visages étaient pâles
Et leurs sanglots s'étaient brisés
Comme la neige aux purs pétales
Ou bien tes mains sur mes baisers
Tombaient les feuilles automnales


Le Berceau de la muse

De mon berceau d'enfant j'ai fait l'autre berceau
Où ma Muse s'endort dans des trilles d'oiseau,
Ma Muse en robe blanche, ô ma toute maîtresse !

Oyez nos baisers d'or aux grands soirs familiers…
Mais chut ! j'entends déjà la mégère Détresse
À notre seuil faisant craquer ses noirs souliers !


Le Baiser supreme

Heureux qui, possédant la Chimère éternelle,
Livre au Monstre divin un cœur ensanglanté,
Et savoure, pour mieux s’anéantir en elle,
L’extase de la mort et de la volupté
Dans l’éclair d’un baiser qui vaut l’éternité !


Late Spring

Calm day through the thin curtain, swallows talking fast.
Pairs of fighting sparrows kick up dust on the steps.
Wind at dusk, a brushwood gate swings shut.
Flowers dropp their last petals. No one notices.


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